Quel roi vivait dans le château de Chambord ?

Sep 19, 2025

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Le château de Chambord demeure l’un des joyaux les plus prestigieux de la Renaissance française, témoin privilégié d’une histoire royale fascinante qui continue de captiver les visiteurs du monde entier. Riche d’un passé exceptionnel, ce monument architectural a été le théâtre de séjours royaux illustres et reste aujourd’hui un symbole intemporel de la grandeur monarchique française. 

Il faut savoir qu’en 2025, avec un record de fréquentation dépassant le million de visiteurs, comprendre les figures royales qui ont marqué ce lieu enrichit considérablement l’expérience de visite avec Bomdia Paris

À savoir que connaître l’histoire des rois de Chambord, ainsi que les liens prestigieux avec des personnages exceptionnels comme Léonard de Vinci, permet d’appréhender toute la dimension historique et culturelle de ce chef-d’œuvre architectural. Ce guide complet répondra aux questions essentielles sur les souverains ayant séjourné à Chambord, le rôle déterminant de Léonard de Vinci dans sa conception, les événements marquants liés à la royauté, et le statut actuel de ce patrimoine exceptionnel.

Quels rois ont vécu à Chambord ? Les souverains et leurs séjours

L’histoire royale de Chambord se caractérise par une succession de séjours princiers plutôt que par une résidence permanente. Cela dit, plusieurs souverains français ont marqué de leur empreinte ce château d’exception.

François Ier, le visionnaire fondateur du château

François Ier, roi emblématique de la Renaissance française, demeure le véritable créateur de Chambord. En dépit du fait qu’il n’y ait passé qu’environ cinquante jours au total durant son règne, il a commandé la construction de ce palais colossal pour asseoir sa puissance en Europe. 

Figurez-vous que dès 1519, ce jeune monarque auréolé de sa victoire à Marignan décide d’ériger « un grand, bel et somptueux édifice » au cœur des terres marécageuses de Sologne.

Pour François Ier, Chambord représentait bien plus qu’une résidence : c’était un véritable symbole de prestige royal, un lieu où il pouvait inviter dignitaires étrangers, ambassadeurs et artistes de renom pour démontrer sa magnificence

Le fait est que le château n’était pas conçu comme une résidence permanente, mais plutôt comme un pavillon de chasse royal d’exception, permettant au roi d’assouvir sa passion cynégétique tout en impressionnant ses hôtes.

Il est à noter que les travaux, interrompus entre 1522 et 1526 à cause de la sixième guerre d’Italie et de la défaite de Pavie, reprendront sans discontinuer pendant vingt ans jusqu’à la mort du roi en 1547. Ceci dit, même inachevé, Chambord accueillait déjà des personnalités de premier plan : en 1539, l’empereur Charles Quint fut reçu par François Ier dans ce qui n’était encore que le donjon en construction.

Les séjours fastueux de Louis XIV et d’autres souverains

Louis XIV, surnommé le Roi-Soleil, a marqué l’histoire de Chambord par ses séjours répétés et somptueux. De ce fait, il effectue neuf séjours au château entre 1650 et 1685, transformant chaque visite en événement grandiose. Le monarque fait notamment achever les travaux colossaux entrepris près de deux siècles plus tôt, donnant au château sa physionomie définitive.

En outre, Louis XIV organise à Chambord des divertissements mémorables : parties de chasse, ballets, représentations théâtrales avec la troupe de Molière qui présente pour la première fois « Le Bourgeois gentilhomme » en 1670

Ces séjours s’accompagnent d’aménagements prestigieux : création d’un parterre devant la façade Nord, canalisation partielle du Cosson pour assainir le site, et construction d’écuries somptueuses à l’extérieur du château.

Il faut dire que d’autres souverains ont également honoré Chambord de leur présence : Henri II et Charles IX poursuivent les travaux d’aménagement, tandis que Louis XV utilise le château pour héberger son beau-père Stanislas Leszczyński, roi de Pologne en exil, entre 1725 et 1733. 

Néanmoins, aucun de ces monarques n’a fait de Chambord une résidence principale, le château conservant son statut de lieu de passage privilégié pour la chasse et les réceptions d’apparat.

Quel est le rapport entre Léonard de Vinci et le château de Chambord ?

La relation entre Léonard de Vinci et Chambord fascine historiens et visiteurs depuis des siècles. Cette connection prestigieuse témoigne de l’ambition culturelle de François Ier et de l’influence italienne sur l’architecture française Renaissance.

Léonard de Vinci au service de François Ier : une collaboration exceptionnelle

Léonard de Vinci, génie universel de la Renaissance, fut invité en France par François Ier en 1516 avec une proposition exceptionnelle : 7000 pièces d’or et la mise à disposition d’un « palais de son choix dans la plus belle région de France ». L’artiste choisit le Clos Lucé à Amboise, tout près des châteaux de Blois et de Chambord, où il passera ses dernières années jusqu’à sa mort en mai 1519.

Bien que Léonard de Vinci soit décédé quelques mois seulement après le début des travaux de Chambord, son influence sur le projet architectural demeure indéniable. À savoir que le roi lui avait acheté le célèbre portrait de la Joconde, l’une des rares œuvres que le maître italien avait emmenées lors de son voyage en France. Cette acquisition témoigne de l’admiration profonde que François Ier vouait au génie toscan.

Il est à noter que l’influence de Léonard se ressent particulièrement dans la conception du fameux escalier à double révolution, élément architectural central du château. Ce chef-d’œuvre d’ingénierie, qui permet à deux personnes de monter ou descendre sans jamais se croiser, s’inspire directement des recherches architecturales de Vinci consignées dans ses carnets.

Influences artistiques et architecturales : l’héritage vincien

La conception architecturale de Chambord illustre parfaitement la synthèse entre traditions françaises et innovations italiennes chère à François Ier. Figurez-vous que le projet se nourrit de l’humanisme d’Alberti et des principes de l’architecture Renaissance définis dans le traité « De re aedificatoria », lui-même inspiré de l’architecte romain Vitruve. Cette approche repose sur la géométrie, les rapports mathématiques et la régularité, concepts chers à Léonard de Vinci.

En dépit du fait que l’identité précise de l’architecte de Chambord demeure inconnue, l’influence vincienne transparaît dans de nombreux détails : la centralité du plan, l’importance accordée à l’escalier comme élément structurant, et surtout cette recherche constante d’harmonie entre forme et fonction. 

De plus, les carnets de Léonard contiennent des esquisses d’escaliers hélicoïdaux qui préfigurent remarquablement la réalisation chambourdaise.

Des études récentes suggèrent même que certaines peintures de Léonard, notamment le « Saint Jean-Baptiste », pourraient apporter des clés de compréhension supplémentaires sur l’architecture de Chambord. Cette hypothèse, développée par des spécialistes contemporains, ouvre de nouvelles perspectives sur la profondeur de l’influence vincienne dans la conception du château.

Quel roi est mort à Chambord ? Clarifications historiques

La question de la mort royale à Chambord nécessite des précisions historiques importantes, car elle mêle souvent histoire dynastique et légendes populaires.

Le comte de Chambord : prétendant et symbole monarchique

Le comte de Chambord, né Henri d’Artois en 1820, constitue une figure majeure de l’histoire monarchique française du XIXe siècle. Néanmoins, il convient de préciser qu’il n’est jamais mort dans le château qui porte son nom. En réalité, ce prétendant au trône de la branche aînée des Bourbons est décédé le 24 août 1883 en Autriche, après un exil de plusieurs décennies.

Figurez-vous que ce personnage, surnommé « l’enfant du miracle » car né quelques mois après l’assassinat de son père le duc de Berry, a incarné pendant des décennies l’espoir de restauration monarchique. En 1873, la Restauration semblait à portée de main : la Chambre, majoritairement royaliste, attendait un signe de sa part. 

Cela étant dit, le comte de Chambord refusa de renoncer au drapeau blanc pour adopter le drapeau tricolore, faisant capoter définitivement les chances de retour de la monarchie.

Sa mort en 1883 marqua symboliquement la fin des espoirs légitimistes et l’ancrage définitif de la République en France. Il faut dire que ce prince, qui aurait pu devenir roi sous le nom d’Henri V, préféra rester « prêtre et pape de la royauté plutôt que roi », selon l’expression de Charles Maurras.

Autres événements royaux et précisions historiques

Contrairement à une idée parfois répandue, aucun roi de France n’est officiellement décédé dans le château de Chambord. Louis XIV, qui y séjourna à de nombreuses reprises, mourut à Versailles le 1er septembre 1715. Sa dernière visite à Chambord remontait alors à trente ans, le château étant déjà en sommeil au profit de Versailles.

Il est à noter que certaines personnalités importantes sont néanmoins décédées à Chambord ou dans ses environs. Le maréchal de Saxe, qui avait reçu le château en don de Louis XV en 1745 avec 40 000 livres de revenus, y résida effectivement à partir de 1748 et y mourut le 30 novembre 1750. Cette figure militaire prestigieuse fit notamment construire des casernes pour son régiment dans l’enceinte du domaine.

En outre, le château resta inhabité pendant douze longues années après le départ de Stanislas Leszczyński en 1733, témoignant du déclin progressif de Chambord comme résidence royale au profit de Versailles. Cette période d’abandon relatif illustre l’évolution des goûts de la cour française vers d’autres résidences plus conformes à l’étiquette versaillaise.

Est-ce que quelqu’un habite au château de Chambord aujourd’hui ?

Le statut contemporain de Chambord reflète parfaitement l’évolution des monuments historiques français vers une vocation culturelle et touristique d’exception. Cette transformation remarquable mérite d’être détaillée pour comprendre la vie actuelle du château.

Statut actuel et gestion patrimoniale

Le château de Chambord appartient aujourd’hui intégralement à l’État français et est géré depuis 2005 par l’Établissement public du château de Chambord, structure spécialisée qui célèbre ses vingt ans en 2025. Il n’héberge donc plus aucun résident permanent, sa vocation étant exclusivement culturelle et touristique

De ce fait, le monument accueille désormais des événements culturels d’envergure internationale, des expositions temporaires prestigieuses, et bien sûr les visiteurs venus du monde entier admirer ce joyau de la Renaissance.

À savoir que l’établissement public emploie de nombreux professionnels : guides-conférenciers, conservateurs, agents d’accueil, personnels de sécurité et de maintenance, jardiniers spécialisés dans les jardins à la française, et équipes administratives. Cette organisation permet d’assurer la préservation optimale du patrimoine tout en développant une programmation culturelle ambitieuse.

En outre, le projet d’établissement « Chambord 2025-2030 – Renaissance et révolutions », adopté à l’unanimité par le Conseil d’administration en 2024, prévoit la restauration d’infrastructures majeures comme l’aile François Ier et la modernisation des espaces d’accueil. Ces travaux d’envergure visent à optimiser l’expérience des deux millions de visiteurs annuels attendus sur le site.

La commune de Chambord : vie locale autour du château

La commune de Chambord elle-même demeure l’une des plus petites communes du Loir-et-Cher avec seulement 95 habitants selon le dernier recensement de 2021. Ces résidents, appelés Chambourdins et Chambourdines, vivent dans un cadre exceptionnel mais tranquille, où l’activité économique gravite principalement autour du tourisme généré par le château.

Il faut dire que cette population restreinte fait de Chambord l’une des sept communes les plus faiblement peuplées du département. Cette situation s’explique par la configuration géographique particulière : le domaine royal occupe la majeure partie du territoire communal, limitant naturellement l’urbanisation. 

La vie locale reste paisible, rythmée par les saisons touristiques et les événements culturels organisés au château. Voici les principales caractéristiques de cette commune atypique :

  • superficie dominée par le domaine forestier royal de 5 440 hectares ;
  • économie locale centrée sur l’activité touristique et patrimoniale ;
  • services publics adaptés à la taille réduite de la population ;
  • patrimoine architectural et naturel d’exception ;
  • situation géographique privilégiée au cœur des châteaux de la Loire.

Cette configuration unique fait de Chambord un cas particulier dans le paysage communal français : une population résidentielle minimale au service d’un patrimoine d’envergure internationale.

Les autres occupants illustres de Chambord à travers l’histoire

Au-delà des rois de France, Chambord a accueilli de nombreuses personnalités prestigieuses qui ont marqué son histoire. Cette diversité d’occupants témoigne du rayonnement européen du château.

Personnalités politiques et militaires de renom

Stanislas Leszczyński, roi de Pologne déchu, constitue l’une des figures les plus marquantes ayant résidé durablement à Chambord. De 1725 à 1733, Louis XV mit le château à sa disposition, transformation symbolique d’un pavillon de chasse royal en refuge pour monarque en exil. Cette période vit même la présence du compositeur Louis Homet, qui servit en tant que maître de musique auprès de la cour polonaise reconstituée.

Le maréchal de Saxe, figure militaire légendaire du XVIIIe siècle, marque également l’histoire chambourdaise. Gouverneur à vie du château à partir de 1745, il y installe son régiment et transforme certains espaces en casernes militaires. Ceci dit, sa mort au château en 1750 clôt cette période particulière où Chambord retrouve temporairement une vocation résidentielle.

En outre, des souverains étrangers ont séjourné à Chambord lors de visites officielles : Philippe V, futur roi d’Espagne, accompagné des ducs de Berry et de Bourgogne, ou encore l’empereur Charles Quint reçu par François Ier dans le donjon encore inachevé.

L’évolution contemporaine vers un pôle culturel d’exception

Depuis le XXe siècle, Chambord s’est métamorphosé en véritable centre culturel européen. Il est à noter que le château accueille désormais des événements d’envergure internationale comme Chambord Live, qui a attiré 30 000 spectateurs pour un concert des Black Eyed Peas en juin 2024. Cette programmation éclectique mêle patrimoine historique et création contemporaine.

Les expositions temporaires rythment la vie culturelle du château : « Dehors-Dedans », « Julien des Monstiers à Chambord », ou encore les présentations exceptionnelles de documents originaux de Léonard de Vinci venus de la Bibliothèque Ambrosienne de Milan. Ces événements culturels confirment la vocation internationale du site.

De surcroît, Chambord développe une offre pédagogique innovante : tablettes HistoPad pour visites immersives en 3D, spectacles équestres, reconstitution de l’art de vivre Renaissance, ateliers créatifs pour le jeune public. Cette diversification répond aux attentes d’un public familial représentant désormais plus de 20% des visiteurs.

L’histoire royale du château de Chambord révèle un monument aux multiples facettes, témoin privilégié de cinq siècles d’histoire française. À savoir que François Ier, véritable géniteur du projet, n’y résida que brièvement mais légua à la France l’un de ses plus beaux joyaux architecturaux

Il est à noter que les séjours fastueux de Louis XIV et les personnalités prestigieuses qui s’y succédèrent confirmèrent le statut exceptionnel de ce pavillon royal. De plus, l’influence géniale de Léonard de Vinci transparaît encore aujourd’hui dans chaque détail architectural, faisant de Chambord un symbole parfait de la Renaissance française

Le fait est qu’aucun roi n’y est mort, mais le château continue de vivre intensément à travers sa vocation culturelle contemporaine. En définitive, Chambord transcende son passé royal pour devenir un patrimoine vivant qui fascine plus d’un million de visiteurs annuels, confirmant son statut de monument incontournable du rayonnement culturel français en 2025.